Certaines peurs persistent sans cause apparente.
Pas de traumatisme identifié.
Pas d’accident.
Pas d’histoire « logique ».
Vertige, peur du noir, du vide, de l’enfermement…
Et pourtant, elles sont là.
Cet article vous montre comment ces peurs peuvent provenir d’une mémoire transgénérationnelle enfouie, transmise bien avant votre naissance, et comment une séance d’hypnose régressive quantique QHHT® peut permettre de remonter à leur origine réelle — et de s’en libérer.
Il y a des peurs qui ne se manifestent pas comme des souvenirs, mais comme des réflexes.
Elles surgissent sans prévenir, liées à un lieu, un détail, une sensation.
Un tronc creux.
Un silence trop dense.
Un endroit que l’on évite sans savoir pourquoi.
Pendant longtemps, je n’ai rien cherché à comprendre.
C’était là. C’est tout.
Ce souvenir ne m’a pas été révélé par une vidéo.
Il était déjà là. Présent. Intact.
La découverte ultérieure d’une vidéo de Marc Gray et David Bouquet, consacrée à l’effacement de la mémoire entre les incarnations, n’a fait que poser des mots sur ce que je savais déjà, sans l’avoir encore formulé.
C’est à partir de cette reconnaissance et non d’une influence, que j’ai choisi de partager ce souvenir d’enfance.
Ce que je n’ai compris que bien plus tard
Ma sœur et moi passions de longues heures dans la voiture, le temps que nos parents terminent leur travail dans les vignes de Vitis Parc.
Nous lisions, dessinions, faisions semblant de conduire, nous chamaillions.
Rien d’exceptionnel.
Rien de menaçant.
La plupart du temps, cela ne posait aucun problème.
Sauf lorsqu’ils garaient la voiture près d’une rangée de vieux châtaigniers aux troncs creux.
Là, sans prévenir, quelque chose basculait.
Je me mettais à hurler.
Une terreur brute, incontrôlable, sans explication possible.
Laisser deux jeunes enfants seules dans une voiture pendant des heures n’a rien d’idyllique.
C’est comme enfermer deux chats dans une boîte :
ça se provoque, ça se bat, ça dégénère, et ça finit presque toujours en larmes.
Surtout quand l’une des deux, moi sait, avec une certitude absolue, que les arbres creux garés à quelques mètres ne sont pas vides.
Je n’y voyais pas des monstres au sens des histoires.
Je savais simplement que quelque chose y habitait.
Et que ce quelque chose m’attendait.
La terreur des châtaigniers
Je me souviens encore, avec une précision intacte, de la terreur que m’inspiraient ces vieux châtaigniers.
À chaque fois que nos parents garaient la voiture à côté, la même scène se répétait.
Je hurlais.
À pleins poumons.
Une panique immédiate, incontrôlable.
Ma sœur, plus rationnelle, levait les yeux au ciel, incapable de comprendre ce qui m’arrivait.
Moi, je n’avais aucun doute.
Ces arbres n’étaient pas vides.
Des créatures, que j’appelais les cabournes, s’y cachaient.
Elles attendaient.
Le moment où nous serions seules.
Le moment où elles pourraient sortir.
Les cabournes : une peur "inexpliquée"
J’avais à peine six ou sept ans.
Quand ma mère accourait, alarmée par mes cris, et me demandait ce qui me terrifiait à ce point, je balbutiais toujours la même chose :
Les cabournes mangent les enfants.
Ma mère, pourtant cultivée et curieuse, ne connaissait pas ce mot.
Elle n’en avait jamais entendu parler.
Les années ont passé.
Ma peur des vieux châtaigniers aux troncs creux, elle, n’a jamais disparu.
Et le mot cabourne est resté là.
Sans origine.
Sans explication.
Personne, autour de moi, n’en connaissait le sens.
Une découverte généalogique éclairante
Une trentaine d’années plus tard, dans le cadre de recherches généalogiques menées pour explorer mes origines et comprendre certains ressentis persistants, j’ai rencontré à Marseille une arrière-cousine, Renée Vinet-Drilhon.
En croisant nos archives et nos découvertes, une réalité inattendue s’est imposée.
Mes ancêtres, parmi lesquels figure Joseph-Ignace Guillotin, étaient des chanoines anoblis, installés dans un château à Barbezieux.
Guillotin est aujourd’hui connu pour avoir proposé un dispositif qu’il pensait plus rapide et moins douloureux pour les exécutions publiques durant la Révolution française.
À l’origine, son intention se voulait humanitaire.
Les femmes érudites du 17ème siècle
Fait exceptionnel à l’époque, les femmes de cette lignée savaient lire le latin.
En approfondissant mes recherches sur le château, je suis tombée sur une vieille photographie publiée dans un article.
La chapelle privée.
Le château au centre.
Et, sur la droite, un arbre creux.
Le journaliste y expliquait la signification du mot cabourne.
Je me suis arrêtée net.
Ce mot que personne ne connaissait autour de moi existait bel et bien.
Et il désignait précisément ce que j’avais toujours su.
La peste noire et les cabournes
Au XVIIᵉ siècle, la peste noire ravageait le Sud-Ouest de la France.
Il ne fallait pas une épidémie.
Il ne fallait même pas une certitude.
Un seul corps suspect suffisait pour que toute une famille soit chassée hors des murs.
Beaucoup fuyaient vers les côtes atlantiques, non pas pour survivre longtemps, mais pour tenter de manger une fois de plus.
Ma ville natale, Cognac, en Charente, fut placée en quarantaine.
Officiellement, pour protéger les « sains ».
Dans les faits, pour sauver la ville en sacrifiant les autres.
Des mercenaires, venus de Cornouailles, sans racines, sans scrupules, sans comptes à rendre, furent engagés.
Leur mission était simple :
repérer, traquer, éliminer.
Les malades.
Les suspects.
Parfois les malchanceux.
Sans vergogne. Sans conscience. Sans retour en arrière.
Les parents, expulsés, affamés, terrorisés, partaient chercher de quoi survivre.
Avant de partir, ils prenaient une décision que personne ne devrait jamais avoir à prendre :
ils cachaient leurs enfants dans les cabournes, ces arbres creux au bord des chemins.
Ils leur donnaient une seule consigne :
ne pas sortir.
Quoi qu’il arrive.
Même s’ils entendaient des cris.
Même s’ils avaient froid.
Même s’ils avaient faim.
Beaucoup de ces parents ne revinrent jamais.
Exécutés.
Abattus.
Disparus.
Et les enfants, eux, restèrent là.
Dans le noir.
Dans le froid.
À attendre des parents qui ne reviendraient plus.
C’est ainsi que certains moururent.
Non pas de la peste.
Mais d’obéissance, de silence, et d’abandon.
Valider une intuition
Lorsque j’ai compris ce que désignait réellement le mot cabourne, quelque chose s’est déplacé.
Pas une émotion spectaculaire.
Une reconnaissance.
Mon corps, lui, savait depuis longtemps.
Il avait réagi avant que je ne comprenne.
Avant que je ne relie.
Avant que je ne mette des mots.
Cette peur n’était pas née d’une imagination d’enfant.
Elle portait la trace d’une mémoire ancienne, transmise sans récit, sans explication, mais parfaitement inscrite.
C’est là que la mémoire transgénérationnelle cesse d’être une théorie.
Elle devient une expérience vécue.
Et parfois, une libération possible.
Une connexion ancestrale profonde
Les cabournes, ces arbres creux utilisés au XVIIᵉ siècle pour cacher les enfants durant les périodes de peste, étaient à la fois des refuges et des tombeaux.
En découvrant que mes ancêtres vivaient dans les régions mêmes où ces tragédies se sont produites, une évidence s’est imposée.
Ce que j’avais pris pour une peur d’enfant n’en était pas une.
Il s’agissait peut-être d’une mémoire transmise, silencieuse, persistante.
Les chagrins de ces familles n’ont pas seulement laissé des traces dans les archives.
Ils ont imprimé quelque chose de plus diffus :
des sensations, des intuitions, des réactions sans récit.
Comprendre l’histoire des cabournes m’a permis de donner un sens à ce que je portais depuis l’enfance, sans jamais l’avoir formulé.
Non pas pour m’y enfermer, mais pour l’intégrer.
Cette reconnaissance a apaisé quelque chose.
Elle a éclairé à la fois mon histoire familiale et mes propres ressentis, longtemps restés sans cadre.
Quand une mémoire demande à être traversée
Certaines mémoires ne se dissipent pas par la seule compréhension.
On peut en saisir le sens, en reconnaître l’origine, et pourtant continuer à les porter dans le corps.
Les mémoires transgénérationnelles agissent souvent à un niveau inconscient.
Elles ne se résolvent pas par la volonté, ni par l’analyse.
Les explorer seul peut devenir confus, voire éprouvant.
Se faire accompagner dans ce type de démarche n’est ni une faiblesse, ni un renoncement.
C’est reconnaître que certaines traversées nécessitent un cadre, une présence, et un regard extérieur pour être vécues en sécurité.
Le cas d'Yvan
Dans certaines séances, des images, des sensations ou des prises de conscience émergent spontanément, sans suggestion ni interprétation préalable.
L’extrait ci-dessous est un court moment d’une séance d’hypnose régressive quantique. Il ne s’agit ni d’un témoignage, ni d’un résultat, mais d’un aperçu du type de vécu intérieur qui peut se manifester dans ce cadre.
À noter, à titre purement factuel : la tâche cutanée qu’Yvan présentait au moment de la séance a disparu dans l’après-midi qui a suivi.
Parmi les approches possibles, l’hypnose régressive quantique offre un cadre particulier pour explorer ces mémoires profondes.
Sur cette page, vous trouverez comment se déroule une séance d’hypnose régressive quantique et les réponses aux questions fréquentes.
Elle permet d’accéder à des informations enfouies, non pas pour y croire aveuglément, mais pour les observer, les ressentir, et parfois les libérer.
Certaines personnes y trouvent :
un éclairage sur des peurs ou des ressentis persistants,
une compréhension plus fine de leurs liens familiaux,
ou simplement un apaisement durable, là où rien n’avait jusque-là fonctionné.
Si vous sentez qu’une peur, une angoisse ou un schéma ne vous appartient pas, il est possible de travailler ensemble pour en retrouver l’origine et la transformer.
Certaines peurs que vous portez sont-elles vraiment les vôtres ?
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