Les non-fumeurs sont du pire côté de la cigarette
Les non-fumeurs sont du pire côté de la cigarette.
Ils n’ont ni le plaisir, ni le shoot de nicotine, ni le faux réconfort. Ils prennent seulement la fumée, les toxiques, l’odeur, l’imprégnation, et parfois les conséquences sur la santé.
Enfant, je parcourais plusieurs fois par semaine les 300 mètres qui séparaient notre maison du bureau de tabac pour aller chercher la cartouche de Royale Menthe de ma mère. Elle me récompensait avec un Picsou Magazine et un Raider, ces deux doigts de chocolat qui portaient ce nom avant de devenir les Twix en 1991.
L’avenue de Barbezieux était une voie très passante menant notamment vers la base aérienne militaire de Châteaubernard. Petite, j’avais peur de traverser seule cet axe où circulaient beaucoup de militaires que je ne connaissais pas et qui m’impressionnaient fortement.
Le couple de buralistes me regardait toujours d’un air étrange. Pendant longtemps, j’ai cru qu’ils ne m’aimaient pas. Aujourd’hui, je pense surtout qu’ils étaient mal à l’aise de voir une petite fille de 7 ans venir acheter des cigarettes presque seule, plusieurs fois par semaine, comme si cela allait de soi.
Ce que j'ignorais alors, c'est que ma mère n'était pas la coupable. Elle était la victime. Victime d'un empire qui a construit sa fortune sur la dépendance, le mensonge et le silence organisé. Eux vendaient le poison et se permettaient de juger celle qui en était esclave.
À la maison, en pleine crise d'asthme, elle m'administrait la Ventoline d'une main, la cigarette dans l'autre. La cendre tombait parfois sur mes bras. Je ne lui en voulais pas. Un enfant ne voit pas ça comme de la maltraitance. Il voit juste sa mère.
C'est bien plus tard que j'ai compris ce qu'est vraiment le tabagisme passif, et ce qu'il fait aux corps qui n'ont pas choisi de l'inhaler.

Le tabagisme passif : quand la fumée des autres devient votre poison
Ce que j'ai vécu n'est pas un cas isolé. Selon Santé Publique France, des milliers de non-fumeurs meurent chaque année en France de maladies directement liées au tabagisme passif.
Des individus qui n'ont jamais allumé une seule cigarette. Et ce que la plupart ignorent encore, c'est que la fumée que vous n'inhalez pas directement est parfois plus toxique que celle du fumeur lui-même. Votre corps, lui, ne fait pas la différence.
Qu’est-ce que le tabagisme passif ?
Le tabagisme passif désigne le fait d’inhaler involontairement la fumée de tabac produite par une autre personne. Cette fumée mélange celle qui s’échappe de la cigarette allumée et celle qui est rejetée par la personne qui fume.
Le problème, c’est qu’un corps ne fait pas la différence entre une fumée choisie et une fumée subie. Les voies respiratoires, le cœur, les poumons, les enfants, les bébés et les femmes enceintes peuvent être exposés sans avoir jamais allumé une cigarette.
À retenir
Tabagisme passif : les chiffres qui devraient faire tousser
Aucun niveau d’exposition à la fumée secondaire n’est considéré comme sûr.
Source : CDCEnviron 4 000 produits chimiques sont présents dans la fumée secondaire.
Source : Santé CanadaAu moins 70 produits chimiques présents dans cette fumée sont connus pour causer le cancer.
Source : Santé CanadaLe risque d’accident coronarien et de cancer du poumon augmente chez les adultes exposés.
Source : Ministère de la SantéLe risque de mort subite du nourrisson est doublé en cas d’exposition à la fumée de tabac.
Source : Ministère de la SantéL’OMS estime qu’environ 1,6 million de non-fumeuses et non-fumeurs meurent chaque année après exposition involontaire.
Source : OMSQue trouve-t-on dans une cigarette ?

La fumée du tabac contient plus de 4 000 substances chimiques dont plus de 70 cancérogènes. Extrêmement nocive pour le fumeur, elle ne l'est pas moins pour son entourage. Mais ce que l'industrie du tabac ne met jamais en avant, c'est ce qui se cache dans le filtre lui-même : du sucre. Intégré directement dans la composition pour amplifier la dépendance. Ce n'est pas un hasard. Ce n'est jamais un hasard.
Et le filtre justement, parlons-en. Il a été conçu pour rassurer, pas pour protéger. Des documents internes de Philip Morris, rendus publics lors de procédures judiciaires, prouvent que le cigarettier savait depuis des décennies que ses filtres étaient défectueux et libéraient des particules cancérogènes. Les fumeurs compensent instinctivement en tirant plus fort et plus profondément, annulant tout effet protecteur supposé. Un leurre de plus.
✦ Ce que personne ne voit
Mais le plus méconnu reste la fumée tertiaire. Celle qui ne se voit pas, ne se sent plus vraiment, et pourtant reste là. Elle s'imprègne dans les vêtements, les meubles, les classeurs de la compta, les rideaux, les peluches des enfants, les sièges de voiture. Des heures, parfois des jours après que le fumeur soit sorti de la pièce, les substances toxiques continuent d'être inhalées.
Une étude américaine a révélé que 96,9% des enfants de moins de 12 ans testés avaient des traces de nicotine sur les mains, y compris ceux vivant dans des foyers non fumeurs. Les enfants qui rampent sur la moquette, qui portent leurs mains à leur bouche, qui serrent leurs peluches contre leur visage.
Respirer la fumée des autres : un danger largement sous-estimé
Le tabagisme passif correspond à l'inhalation involontaire de la fumée produite par un ou plusieurs fumeurs. Ce que l'on sait moins, c'est que la fumée secondaire, celle qui s'échappe directement de la cigarette sans être filtrée, contient certains composés en quantité 3 à 50 fois supérieure à celle inhalée par le fumeur lui-même. Source : OFDT.
Elle est classée cancérigène de groupe A par l'Agence de protection de l'environnement américaine, la catégorie réservée aux agents les plus susceptibles de provoquer le cancer. Pas de seuil de sécurité, pas de dose acceptable. Une exposition brève suffit à causer des dommages.

En Europe, le projet TackSHS, mené dans 12 pays, a révélé que le tabagisme passif provoque chaque année 30 000 décès chez les adultes non-fumeurs, et 344 décès d'enfants de 0 à 14 ans rien que pour l'exposition à domicile. 31% de la population européenne y est encore exposée aujourd'hui.
Les conséquences ne s'arrêtent pas là. Chez les adultes non-fumeurs exposés, le tabagisme passif est responsable de 30% des maladies cardiaques ischémiques, 27% des BPCO, 15% des AVC et 12% des cancers du poumon. Une étude publiée dans le JAMA a démontré qu'une exposition de seulement 30 minutes réduit significativement la réserve coronaire chez des non-fumeurs en parfaite santé.
Et ce que personne ne dit encore assez fort : les dommages se transmettent aux générations suivantes. Une étude australienne publiée en 2025 dans Thorax révèle que les hommes exposés au tabagisme passif durant leur enfance ont 56% plus de risques d'avoir des enfants souffrant de problèmes pulmonaires persistants à l'âge adulte. Le tabac ne tue pas seulement ceux qui l'inhalent. Il programme les générations suivantes.
Les risques pour le bébé et l'enfant

Les enfants sont les premières victimes du tabagisme passif. Leurs poumons plus petits, leur système immunitaire moins développé et leur respiration plus rapide les exposent à une concentration de substances toxiques bien supérieure à celle des adultes, proportionnellement à leur taille.
Les chiffres sont sans appel. Selon le Ministère de la Santé français, les infections respiratoires basses augmentent de 70% si la mère fume, les otites récidivantes de 50% si les deux parents fument. Une étude ayant suivi 7 400 enfants de Hong Kong a démontré qu'un bébé exposé à la fumée à domicile a une chance sur trois d'être hospitalisé pour infection grave avant son premier anniversaire. Et le risque de mort subite du nourrisson est doublé.
Le plus terrifiant reste la transmission transgénérationnelle. Une étude australienne publiée en 2025 dans Thorax démontre que le tabagisme passif peut affecter la santé pulmonaire sur trois générations. Les dommages ne s'arrêtent pas à l'enfant exposé. Ils se programment dans ses cellules et se transmettent à ses propres enfants.
De mon côté, mon poumon droit était complètement atrophié. Aujourd'hui, après avoir identifié la cause de mon asthme et réalisé de nombreux séjours de jeûne, tout est rentré dans l'ordre. Cela fait une vingtaine d'années que je n'ai plus eu besoin de consulter.
Les risques pour la grossesse

Une femme enceinte exposée à la fumée des autres, au travail ou à la maison, subit les mêmes effets qu'une fumeuse légère. L'oxyde de carbone inhalé passe à travers le placenta et réduit directement l'oxygénation du fœtus.
Selon VIDAL et le Ministère de la Santé, le tabagisme passif pendant la grossesse augmente les risques de fausse couche, de grossesse extra-utérine, de saignements du placenta, d'accouchement prématuré et de retard de croissance du fœtus. Une étude canadienne publiée sur PubMed chiffre le risque relatif à 1,54 pour la prématurité et 2,21 pour le petit poids à la naissance.
Aucune exposition n'est sans risque. Même occasionnelle, même brève.
Cigarette électronique : le vapotage passif, c'est quoi exactement ?
La cigarette électronique a été présentée comme une alternative plus sûre. Pour le fumeur, peut-être. Pour son entourage, la question mérite d'être posée honnêtement.
La vapeur exhalée par un vapoteur n'est pas de la vapeur d'eau pure. Elle contient des particules fines en suspension, de la nicotine, des arômes chimiques, des métaux lourds issus de la résistance chauffante, et des aldéhydes comme le formaldéhyde et l'acroléine, des composés irritants et potentiellement cancérogènes.
La bonne nouvelle : les niveaux de substances toxiques dans la vapeur exhalée sont globalement inférieurs à ceux de la fumée de cigarette classique.
La moins bonne : "inférieur" ne signifie pas "nul". Et les études sur les effets à long terme du vapotage passif sont encore trop récentes pour être conclusives.
La prudence s'impose, en particulier en présence d'enfants et de femmes enceintes.
Le vapotage dans les espaces publics fermés est interdit en France dans les mêmes lieux que la cigarette classique depuis la loi de modernisation du système de santé de 2016. Dans les espaces privés, c'est une question de respect et de bon sens.
Vos droits face au tabagisme passif : ce que dit la loi
En France, la protection des non-fumeurs est l'une des plus avancées d'Europe. Mais beaucoup de personnes ne connaissent pas précisément leurs droits.
Au travail
Fumer dans les lieux de travail fermés et couverts est interdit depuis la loi Evin de 1991, renforcée par le décret du 15 novembre 2006. Votre employeur est légalement tenu de faire respecter cette interdiction. En cas d'exposition, vous pouvez saisir le médecin du travail ou l'inspection du travail.
En voiture
Depuis le 1er octobre 2015, il est interdit de fumer dans un véhicule en présence d'un mineur de moins de 18 ans. L'infraction est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 euros. L'habitacle concentre la fumée à un niveau bien supérieur à un espace ouvert.
Dans les lieux publics
Restaurants, bars, transports, administrations, établissements scolaires et de santé : fumer y est interdit depuis 2008. La signalisation obligatoire doit être visible à l'entrée de tout établissement.
Chez soi
La loi ne régule pas la consommation dans les espaces privés. Mais si vous partagez votre domicile avec des enfants, la responsabilité parentale s'applique. Des associations de protection de l'enfance peuvent être saisies dans les cas les plus graves d'exposition chronique.
Comment se protéger du tabagisme passif ?
Le piège du tabagisme passif, c’est qu’il donne souvent l’impression qu’une petite adaptation suffit : ouvrir une fenêtre, fumer dans une autre pièce, souffler la fumée ailleurs. En réalité, ces gestes réduisent parfois l’odeur, mais ils ne suppriment pas l’exposition.
À la maison
La règle la plus protectrice reste simple : pas de cigarette à l’intérieur. Ni dans la cuisine, ni à la fenêtre, ni dans une pièce séparée. La fumée circule, se dépose, s’imprègne dans les textiles et continue d’exposer l’entourage longtemps après.
Avec les enfants
Les enfants respirent plus vite que les adultes et portent souvent leurs mains à la bouche. Leur chambre, leurs vêtements, leurs peluches, la voiture et les lieux de garde doivent rester des espaces sans fumée.
En voiture
Ne fumez pas dans l’habitacle, même fenêtre ouverte. En France, il est interdit de fumer dans un véhicule en présence d’un mineur de moins de 18 ans.
Au travail
Si vous êtes exposé à la fumée dans un lieu fermé et couvert, vous pouvez en parler à votre employeur, au médecin du travail ou à l’inspection du travail. La protection contre le tabagisme passif fait partie de la santé au travail.
Ouvrir une fenêtre, allumer une bougie, utiliser un désodorisant ou un purificateur ne suffit pas à rendre un lieu sûr. Le plus protecteur reste de créer de vrais espaces sans tabac.
Voir les recommandations de Santé CanadaComment parler à une personne qui fume sans la culpabiliser ?
La culpabilité ferme les oreilles. La honte enferme. Si vous vivez avec une personne qui fume, le but n’est pas de l’accuser, mais de sortir du silence sans devenir violent dans vos mots.
Ce qui bloque
- “Tu nous empoisonnes.”
- “Tu n’as aucune volonté.”
- “Si tu nous aimais, tu arrêterais.”
- “Tu sais très bien que tu fais du mal.”
Ce qui ouvre
- “J’ai besoin que la maison reste un endroit sans fumée.”
- “Je sais que ce n’est pas simple pour toi, mais j’ai besoin de me protéger.”
- “Je ne te juge pas. Je veux juste qu’on trouve une solution concrète.”
- “Si tu veux arrêter, je peux t’aider à chercher un accompagnement.”
La phrase qui change tout : “Je ne suis pas contre toi. Je suis contre ce que la cigarette nous fait vivre.”
Une personne dépendante sait souvent déjà que le tabac est dangereux. Ce qui manque n’est pas toujours l’information. C’est parfois un déclic, une sécurité, un autre moyen de gérer le stress, ou une raison plus forte que la cigarette.
Arrêter pour les autres : parfois la motivation la plus puissante
Les études sur l'arrêt du tabac montrent quelque chose de contre-intuitif : les fumeurs qui arrêtent pour leur propre santé rechutent plus souvent que ceux qui arrêtent pour protéger quelqu'un d'autre.
Un enfant qui tousse. Un partenaire asthmatique. Une grossesse en cours. Ces raisons externes créent souvent un ancrage émotionnel plus fort que la peur abstraite d'un cancer dans vingt ans.
J'ai commencé à fumer à 16 ans pour faire comme les autres. L'addiction a duré plus de 40 ans. Aujourd'hui, je suis libérée après un travail thérapeutique et une prise de conscience de chaque cigarette que je fumais.
Kathy, ancienne fumeuse
En hypnose humaniste, je travaille souvent avec cette dimension. Pas pour culpabiliser le fumeur. Mais pour connecter la décision d'arrêter à quelque chose de plus grand que soi : la protection de ceux qu'on aime.
L'hypnose humaniste travaille en profondeur sur les raisons qui maintiennent la dépendance : la gestion du stress, le besoin de soulagement émotionnel, les automatismes inconscients construits parfois depuis l'adolescence. Quand ces couches se dissolvent, l'arrêt ne demande plus autant d'effort.
Parce que la vraie question n'est pas "comment arrêter" mais "pourquoi je continue malgré tout ce que je sais".
Et l'hypnose humaniste dans tout ça ?
J'ai grandi dans la fumée. Je sais ce que ça fait à un corps, à des poumons (le mien, droit, a longtemps été atrophié), à une enfance. Mon pneumologue, le Dr Denivelle, le savait aussi. 
Ce médecin que je trouvais dur, presque méchant envers ma mère, était en réalité en train de me sauver.
Il pratiquait sans le savoir une forme d'hypnose ou de magie en me répétant sans cesse une phrase qui a déprogrammé ce qui aurait pu m'arriver de pire.
Il est décédé depuis, et je ne pourrai jamais lui dire merci. Mais c'est assurément lui qui m'a mise sur ce chemin.
Et c'est précisément pour ça que j'accompagne les fumeurs avec autant d'engagement. Pas pour les juger. Ils sont, comme ma mère l'était, les victimes d'un système conçu pour les garder dépendants. Mon travail, c'est de couper ce lien à la racine, en remontant aux mémoires émotionnelles et aux schémas inconscients qui maintiennent la dépendance. Sans manque, sans combat, sans prise de poids.
J'ai commencé à fumer à 16 ans pour faire comme les autres. L'addiction a duré plus de 40 ans. Aujourd'hui, je suis libérée après un travail thérapeutique et une prise de conscience de chaque cigarette que je fumais.
Kathy, ancienne fumeuse
En hypnose humaniste, je travaille souvent avec cette dimension. Pas pour culpabiliser le fumeur. Mais pour connecter la décision d'arrêter à quelque chose de plus grand que soi : la protection de ceux qu'on aime.
L'hypnose humaniste travaille en profondeur sur les raisons qui maintiennent la dépendance : la gestion du stress, le besoin de soulagement émotionnel, les automatismes inconscients construits parfois depuis l'adolescence. Quand ces couches se dissolvent, l'arrêt ne demande plus autant d'effort.
Parce que la vraie question n'est pas "comment arrêter" mais "pourquoi je continue malgré tout ce que je sais".
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Si cet article vous a touché, n'hésitez pas à le partager autour de vous. Et si vous souhaitez partager votre expérience du tabagisme passif, votre commentaire est le bienvenu ci-dessous.
Un grand merci pour cette séance d’auto-hypnose, quant aux addictions.
Tout à la fois douce et puissante, cette séance régulièrement écoutée m’a permis de prendre conscience, physiquement, de ce à quel point le tabac et la bière pouvaient abîmer mon corps et mon âme.
Et, plus profondément, de mes addictions affectives.
Merci à vous pour ce précieux cheminement.
— Mireille
Témoignage de Mireille publié le 14 août 2021
J'entame ma neuvième semaine sans tabac !
Ayant commencé la cigarette vers l'âge de 15 ans, d'abord occasionnellement puis quotidiennement, puis « en soirée », j'ai enfin réussi à la bannir de ma vie.
Il m'aura fallu une séance d'hypnose d'une heure trente et une formidable rencontre avec Sandrine pour venir à bout de cette addiction.
J'ai simplement arrêté d'y penser, et me prête de plus en plus à oublier mon passé de fumeuse.
Si vous cherchez à vous faire accompagner par l'hypnose humaniste, que vous avez besoin de vous sentir en confiance, avec quelqu'un de bienveillant et à l'écoute et bien… foncez !
— Léna H.
Témoignage de Léna publié le 23 juillet 2020
À propos de cet article
Mise à jour du 15 mai 2026
Cet article est rédigé par Sandrine Gauthier, hypnothérapeute à Lingolsheim (Alsace), à partir de son expérience personnelle du tabagisme passif et de sources institutionnelles et scientifiques citées dans le texte.
Il ne remplace pas un avis médical, un suivi tabacologique ou une consultation avec un professionnel de santé. Pour un accompagnement médical de l’arrêt du tabac, vous pouvez contacter Tabac Info Service au 39 89.
Questions fréquentes sur le tabagisme passif
Oui. Il n'existe pas de seuil sûr d'exposition à la fumée secondaire. Même une exposition brève peut avoir des effets sur les voies respiratoires et le système cardiovasculaire. À l'échelle mondiale, l'OMS estime qu'environ 1,6 million de non-fumeuses et non-fumeurs meurent chaque année après une exposition involontaire à la fumée du tabac. Source : OMS
Le tabagisme tertiaire désigne les résidus chimiques du tabac qui restent sur les vêtements, les meubles, les murs, les cheveux, la peau, la poussière ou les sièges de voiture après que la cigarette est éteinte. Ces résidus peuvent continuer d'exposer l'entourage, surtout les nourrissons et les jeunes enfants. Source : Cincinnati Children's
Oui, mais généralement dans une moindre mesure qu'une cigarette classique. Les émissions de vapotage peuvent contenir des substances toxiques et leurs effets à moyen et long terme restent encore incertains. Source : Ministère de la Santé
Non. En France, il est interdit de fumer dans un véhicule en présence d'un mineur de moins de 18 ans. L'infraction est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 euros. Source : Service-Public.fr
En France, fumer dans les lieux de travail fermés et couverts est interdit. Si vous êtes exposé au tabagisme passif sur votre lieu de travail, vous pouvez alerter votre employeur, solliciter le médecin du travail ou contacter l'inspection du travail.
Une étude publiée dans Tobacco Control a montré que les foyers où l'on fume présentaient des concentrations médianes de particules fines PM2.5 environ dix fois plus élevées que les foyers non-fumeurs. Sur la durée, certaines personnes non-fumeuses vivant avec une personne qui fume peuvent inhaler une masse de particules comparables à celle d'une personne vivant dans une ville très polluée. Source : Tobacco Control via PubMed
Non. Ouvrir une fenêtre, utiliser un ventilateur, un désodorisant ou un purificateur d'air ne suffit pas à éliminer toutes les toxines et substances cancérogènes de la fumée secondaire. Le plus protecteur reste de ne pas fumer dans les espaces intérieurs. Source : Santé Canada
Oui, l'hypnose peut accompagner certaines personnes dans l'arrêt du tabac en travaillant les automatismes, le stress, les déclencheurs émotionnels et les bénéfices inconscients associés à la cigarette. La motivation à protéger ses enfants, son couple ou son entourage peut devenir un levier puissant lorsqu'elle est travaillée sans culpabilisation.
Cela dépend de l'ancienneté de la dépendance, de la quantité fumée, du rapport émotionnel à la cigarette et des raisons profondes qui maintiennent l'automatisme. Certaines personnes arrêtent rapidement, parfois en une ou deux séances, tandis que d'autres ont besoin d'un accompagnement plus progressif.
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Categories:Addictions

Moi aussi j’ai grandi dans une famille de fumeurs. J’ai commencé à fumer à 20 ans, et je me souviens encore qu’à mon anniversaire, mes parents m’avaient offert un briquet… comme une forme de validation.
Depuis, j’ai arrêté, puis repris plusieurs fois.
Aujourd’hui, je fume encore, même si j’aimerais arrêter. Mais ce n’est pas simple quand on vit avec un mari fumeur et malade, et qu’on porte beaucoup de choses à la maison au quotidien.
La cigarette, ce n’est pas seulement une addiction physique. Pour moi, c’est aussi le moment où je m’autorise enfin à me poser, à souffler un peu.
Alors j’avance comme je peux, sans me mentir.
Merci Sandrine pour cet article ! Et tous les témoignages qui m’aide à réfléchir, à avancer !
Merci pour ton partage Véronique 💛
Ce que tu écris est très fort parce que je pense que beaucoup vont s’y reconnaître.
Quand tu dis que la cigarette est aussi ce moment où tu t’autorises enfin à te poser et à souffler un peu… je crois que tu mets le doigt sur quelque chose d’essentiel. Pour beaucoup de personnes, arrêter ne consiste pas seulement à retirer une cigarette. Cela revient parfois à se demander : « Comment vais-je me donner ce temps, ce répit, cette respiration autrement ? »
Et quand on porte beaucoup à la maison, avec un conjoint malade en plus, ce n’est pas rien.
Je trouve très beau que tu dises « j’avance comme je peux, sans me mentir ». Il y a déjà énormément de lucidité et d’honnêteté dans cette phrase.
Merci d’avoir déposé cela ici 💛
J’ai commencé à fumer vers l’âge de 16-17 ans. Mais avant même ça, avec mon cyclomoteur débridé, j’allais déjà chercher du tabac pour la famille ou pour mes oncles dès l’âge de 14 ans. Et forcément, quand on est jeune, on est content de rouler un peu en mobylette et de rendre service. Puis il y avait souvent une petite récompense derrière : une limonade, parfois même un panaché, une pièce ou un petit cadeau.
Avec le recul, je pense que tout ça a certainement influencé ma consommation plus tard, comme quelque chose qui paraissait normal autour de moi, presque un schéma reproduit sans vraiment réfléchir.
J’ai 42 ans aujourd’hui et j’ai arrêté de fumer il y a environ cinq ans, donc ça représente malgré tout plus de 20 ans de tabac dans ma vie.
Pourtant, chez moi, personne ne fumait réellement. Mon père avait peut-être déjà fumé un peu plus jeune mais il ne fumait pas, ma mère ne fumait pas, ma sœur non plus, et mon frère n’a jamais fumé non plus. Donc je n’ai jamais grandi dans une maison remplie de fumée.
Par contre, j’allais souvent passer du temps ou des vacances dans ma famille avec mes cousins, mes oncles et mes tantes, et là il y avait beaucoup de gros fumeurs. Certaines maisons étaient remplies de fumée. On ressortait avec l’odeur imprégnée dans les vêtements sans même s’en rendre compte tellement ça paraissait normal à l’époque. Et quand on passe beaucoup de temps dedans, on finit même par ne plus sentir cette odeur tellement l’odorat s’habitue.
Aujourd’hui, ça me touche encore plus car j’ai justement un oncle en fin de vie à cause d’un cancer, chez lui actuellement. Et forcément, ça pousse aussi à réfléchir sur toutes ces années de consommation de tabac et sur les conséquences possibles que ça peut avoir avec le temps.
Puis un jour, quelque chose a changé. Avec le temps, mon corps a commencé à dire stop. Je le ressentais vraiment physiquement. Les dernières cigarettes me donnaient presque envie de vomir, comme si mon corps ne les acceptait plus. Et finalement, j’ai arrêté naturellement, sans méthode particulière. Honnêtement, c’est une des choses dont je suis le plus fier aujourd’hui.
Par contre, en faisant le parallèle avec l’alcool, pour moi ce n’est pas du tout la même chose. Je peux avoir des périodes d’arrêt pendant plusieurs mois puis reprendre. C’est une addiction beaucoup plus complexe dans mon vécu personnel. Et je trouve aussi que, contrairement au tabac qui est devenu moins présent dans les lieux publics qu’avant, l’alcool reste encore énormément ancré partout dans notre société, ce qui rend parfois les choses plus difficiles.
Et surtout apprendre à s’aimer et à prendre soin de soi, je pense que c’est ça le plus important et ce qui m’aide le plus à avancer aujourd’hui. Même à 42 ans, je sais qu’il est encore temps de construire de belles choses dans sa vie et d’aller vers quelque chose de plus juste pour soi. Et même si le chemin est encore en cours pour moi, je remercie aussi Sandrine pour son travail et pour l’aide qu’elle m’apporte dans ce parcours.
Alexandre, merci pour ce témoignage que je prends le temps d’infuser.
Ce que tu décris, la mobylette, les courses pour les oncles, la limonade en récompense, c’est exactement ce dont on ne parle jamais assez : les programmations innocentes. Personne n’a voulu te faire du mal. Et pourtant, quelque chose s’est inscrit. Le tabac comme monnaie d’échange, comme lien social, comme normalité.
J’ai moi aussi eu une mobylette débridée : un Ciao Piaggio avec un pot d’échappement capable de réveiller les morts du cimetière d’à côté.. Et avec le recul, je me demande combien de choses se sont gravées en nous dans ces petits moments qui paraissaient anodins, une odeur, un geste répété, une récompense associée à quelque chose qu’on n’aurait jamais dû approcher si jeune.
L’enfant observe, absorbe, reproduit. Il ne choisit pas. C’est l’adulte qu’il devient qui se retrouve un jour à porter des comportements dont il ne comprend pas toujours l’origine.
Ce que tu dis sur l’alcool est juste et courageux à nommer. Le tabac a reculé dans les espaces publics. L’alcool, lui, est partout, les apéros, les fêtes, les terrasses, les publicités. La pression sociale est d’une autre nature, plus diffuse, plus difficile à esquiver.
Et cette phrase « apprendre à s’aimer et à prendre soin de soi », c’est souvent là que tout commence. Pas dans la méthode. Dans le regard qu’on pose sur soi.
Merci d’avoir partagé tout ça ici. C’est exactement le genre de témoignage qui aide les autres à mettre des mots sur ce qu’ils n’ont pas encore osé nommer.
[…] Les non-fumeurs sont du pire côté de la cigarette […]
Ce message est écrit par un (très) ancien fumeur… qui enfant, avait également besoin du fameux inhalateur lors des nombreuses crises d’asthme.
De 18 à 28 ans: 15 cigarettes/jour !
J’ai à présent « la cinquantaine » joyeuse après avoir développé un cancer à 46. Quand même…
Aujourd’hui guéri (rares propos avancés par les oncologues n’est ce pas ?) je suis à 100% en accord avec votre article mais de façon plus personnelle et paradoxalement, je suis heureux d’avoir fais ces choix, car je ne serais pas la personne que je suis devenu.
Merci pour votre retour d’expérience. Oui nous traversons des épreuves que nous sommes en mesure de traverser pour mieux se connecter à sa source.
Merci Sandrine pour cet article qui tombe à pic… comme quoi « jamais de hasard »
J’aimerai partager mon expérience de la cigarette.
J’ai commencé à fumer à l’âge de 16 ans, pour « faire comme les autres », avoir une sorte de « reconnaissance » vis à vis de mes amies… et pour plein d’autres raisons… très vite l’addiction s’est installée, je fumais sans avoir vraiment envie …
L’intoxication a duré plus de 40 ans… pour moi, mes enfants, mes ami(e)s…. n’étant ni à l’écoute de mon propre corps, ni même des messages lancinants de mon fils ou de mes ami(e)s qui m’incitaient à m’arrêter.
Aujourd’hui, je suis libérée de cette addiction après un travail thérapeutique que j’ai mené grâce à une prise de conscience de chaque cigarette que je fumais…
Long et laborieux fut le chemin, mais la victoire est là… et se trouve à la portée de chacun et chacune…
Merci chère Kathy pour votre riche expérience en matière tabacologique. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour arrêter ! Plus d’excuses 😁