
Je consulte aussi en Normandie, près de Lisieux
En cabinet, en alternance tous les quinze jours avec Strasbourg (Alsace). Et toujours en visio, partout dans le monde.
Pour Noël, offrez une séance d’hypnose
Je l’envoie moi-même à votre proche, le jour que vous choisissez. Valable 12 mois, transmissible.
Quand la peur ne vient pas de la route
Ce qui a été appris peut être désappris.

La peur de conduire, qu'on appelle aussi amaxophobie (du grec amaxa, le char, et phobos, la peur), est une peur intense, parfois paralysante, de conduire ou même d'être en voiture. Elle va de l'appréhension légère à la panique totale au volant, et elle est bien plus fréquente qu'on ne le croit.
Ce n'est pas un manque de volonté. Ce n'est pas de la lâcheté. C'est un système nerveux qui a appris à avoir peur, et qui applique sa leçon avec une précision redoutable.

Alexis avait une vie normale. Un travail, une famille, des trajets quotidiens. Puis les crises d'angoisse ont commencé. Au volant, sans prévenir. Le cœur qui s'emballe, les mains qui tremblent, l'impression que quelque chose de terrible va arriver.
Il a arrêté de conduire. Progressivement d'abord. Puis complètement. Pendant deux ans.
Deux ans à réorganiser sa vie autour de cette absence. À décliner des invitations. À dépendre des autres pour des trajets simples. À sentir cette liberté si ordinaire lui manquer chaque jour davantage.
Ce qu'Alexis vivait n'était pas irrationnel. Son cerveau avait associé la conduite à un danger réel, ressenti, inscrit dans le corps. Aucun raisonnement ne pouvait effacer cette inscription.
Ce que la séance a révélé. En creusant, une scène est remontée. Alexis enfant, à l'arrière d'une voiture. Son père au volant : une conduite rapide, brusque, imprévisible. Et sa mère, côté passager, qui hurlait de terreur à chaque virage. Trajet après trajet.
Alexis n'a pas eu peur en conduisant. Il a rejoué la peur de sa mère, transmise sans un mot, par le corps, par les cris, par des années de trajets où l'angoisse remplissait l'habitacle.
En hypnose humaniste, nous sommes allés chercher ce qui avait créé cette association. Pas pour l'expliquer. Pour la dissoudre.
« Au fil des séances, je me suis senti davantage en confiance, plus léger car délesté de certains poids. Je n'ai qu'une envie, continuer de prendre le volant pour reprendre entièrement confiance et éprouver ce sentiment de liberté et d'indépendance qui me manquait tant. »
Alexis H. · témoignage du 10 août 2020
Avant de parler de peur de conduire chez les femmes, observons d'abord comment elles montent en voiture.
Sans que personne ne le décide. Sans que personne ne le remarque. Comme une évidence. C'est une chorégraphie sociale apprise, reproduite automatiquement, et elle dit quelque chose de très précis sur qui est légitime derrière un volant.
La femme à l'arrière ne conduit pas. Elle est conduite. Et quand elle ose prendre le volant, c'est souvent sous le regard d'un homme assis à côté d'elle, qui ne peut pas s'empêcher de commenter, de corriger, de soupirer.
Les femmes sont impliquées dans beaucoup moins d'accidents graves que les hommes. Statistiquement, elles conduisent mieux. Culturellement, elles conduisent moins, ou moins librement.
Ce paradoxe a un nom : la légitimité conditionnelle. On leur a accordé le droit de conduire. On ne leur a pas encore accordé le droit de conduire sans être jugées. En Arabie saoudite, les femmes n'avaient pas le droit de conduire jusqu'en 2018. Il y a huit ans.
Je vous laisse méditer.
Scène ordinaire. Elle s'installe au volant. Lui s'installe côté passager. Et commence ce ballet que tout le monde connaît :
« Tu freines trop tard. »
« Attention au rétro. »
« Non non non… STOP… j'ai dit STOP. »
« Tu n'as pas vu la priorité à droite ? »
« Bon… tu veux que je reprenne le volant ? »
Elle arrive à destination. Les mains moites. Le souffle court. Convaincue qu'elle est nulle. Il descend de voiture convaincu d'avoir été patient.
Cette scène se reproduit des dizaines, des centaines de fois. Et un jour, elle arrête de conduire. Pas parce qu'elle ne sait pas. Parce qu'elle a intégré qu'elle ne peut pas. Ce n'est pas une phobie classique. C'est une construction. Lente, souvent involontaire, ce qui ne la rend pas moins réelle.

Une femme m'a consultée pour une peur de conduire installée depuis des années. Elle n'avait jamais eu d'accident. Jamais vécu de panique au volant. Mais en état modifié de conscience, quelque chose d'autre a émergé.
Des voix. Des remarques. Des soupirs. Un homme à côté d'elle, pas dans cette voiture, dans d'autres, depuis toujours, qui commentait, corrigeait, reprenait.
Ce n'était pas sa peur. C'était celle qu'on lui avait construite. Nous l'avons démontée ensemble. Pièce par pièce.
Elle a souvent plusieurs origines, qui se combinent.
Accident vécu ou vu, aquaplaning, panne sur l'autoroute. Le cerveau enregistre le danger et déclenche l'alarme dès que le contexte se répète.
Un apprentissage difficile, les remarques répétées d'un proche, des humiliations au volant. Conduire devient synonyme de jugement.
Une mère ou une grand-mère qui n'a jamais conduit, une peur vécue à l'arrière d'une voiture. Le message « ce n'est pas pour toi » passe sans un mot.
Le volant devient le déclencheur d'une angoisse qui existait déjà ailleurs, et qui trouve là un endroit où se fixer.
Les signes qui reviennent le plus souvent :
Les thérapies cognitives travaillent sur la pensée. L'exposition progressive travaille sur le comportement.
Elle travaille sur la mémoire émotionnelle, là où la peur s'est inscrite avant même d'avoir un nom.
En état modifié de conscience, nous accédons aux scènes sources : le moment précis où le système nerveux a décidé que conduire était dangereux. Nous ne l'effaçons pas. Nous lui donnons une nouvelle information : ce danger n'est plus d'actualité.
Le résultat n'est pas une « reprogrammation » froide et mécanique. C'est une compréhension profonde, qui rend l'alarme inutile.
Oui, c'est souvent le cas. Quand on va chercher ce qui a créé l'association entre conduite et danger, la peur perd sa raison d'être. Je ne promets pas de résultat avant de vous avoir entendu : chaque histoire est différente.
Oui, c'est une forme très fréquente de peur de conduire. La vitesse, l'impossibilité de s'arrêter, les camions, le sentiment d'être enfermé : l'autoroute concentre tout ce que le système nerveux a appris à redouter. On travaille sur ce que ces situations réveillent, pas seulement sur la route elle-même.
Cela dépend de l'ancienneté de la peur. Quand elle est liée à un événement précis, une à trois séances suffisent souvent. Quand elle s'est construite lentement, par des remarques répétées ou une histoire familiale, un accompagnement comme La Traversée permet d'aller chercher toutes les couches. Lors du premier échange, je vous donne une estimation honnête.
Pas forcément. Quand tout se bloque face à l'examinateur, c'est souvent la peur du jugement ou de l'autorité qui s'exprime, plus que la peur de conduire elle-même. C'est alors cette peur-là qu'il est intéressant d'explorer. Cette question m'a été posée par une lectrice, Sarah, et elle revient souvent.
Oui. Vous traversez déjà chaque jour des états modifiés de conscience : une rêverie, un film qui vous absorbe, un trajet dont vous ne vous souvenez plus. La séance vous y guide naturellement, vous restez présent et vous pouvez parler à tout moment.
Oui. Le travail sur la mémoire émotionnelle se fait aussi bien à distance. Environ 90 % de mes séances se font en visio. Je reçois aussi au cabinet, près de Strasbourg et près de Lisieux.
Une séance de 1h30 coûte 110 € au cabinet et 100 € en visio. Elle est déductible de La Traversée si vous poursuivez dans les 30 jours. Le détail est sur la page tarifs.

Et si vous repreniez le volant ?
Cette peur n'est pas une fatalité. Elle a une origine.
Je réserve ma séance Appel découverte offertSandrine Gauthier, hypnothérapeute certifiée IFHE depuis 2015, formée à l'hypnose régressive quantique (QHHT®). Plus de dix ans de pratique, à Strasbourg, Lisieux et en visio.
Sandrine Gauthier

Je devais me faire opérer de la cataracte sous peine de finir complètement aveugle, et j'avais beaucoup de peurs. J'ai fait appel…
Lire le témoignage →
Témoignage · Parcours La Traversée J’avais tout compris. Et pourtant, quelque chose me gardait prisonnière. Morgane · Dépendance affective Morgane est de…
Lire le témoignage →
2020…2024, 4 ans se sont écoulés. La maladie, les aléas, les blessures et les traumatismes. Que sont-ils devenus ? Pour la plupart…
Lire le témoignage →2 minutes pour vous
Votre corps vous envoie des signaux…
9 questions · Résultat personnalisé
Faire le quiz →Séance offerte
J'ai enregistré une séance d'auto-hypnose guidée, en audio, offerte, pour traverser les périodes difficiles à accepter.
Deuil, séparation, rupture affective ou professionnelle, licenciement, changement imposé, fin de cycle… Quand quelque chose s'est arrêté à l'extérieur, mais que l'intérieur continue de lutter.
Recevoir ma séance offerteUne auto-hypnose d'apaisement et de recentrage. Elle ne remplace pas un suivi thérapeutique, mais peut constituer un premier point d'appui intérieur.
Bonjour Sandrine,
Je viens de lire ton article qui m’interpelle. Est-ce que pour toi, c’est une peur ou un traumatisme quand tu conduis avec un examinateur, pour passer ton examen pratique ? Pour résumer, mes moniteurs me disaient que j’étais prêtre. Et lorsque je passe l’examen avec l’examinateur, je tremble comme une feuille, et j’ai une montée d’adrénaline et j’ai l’impression de ne plus rien voir. J’ai réussi au 5e examen, parce que je suis tombée sur une examinatrice bienveillante, qui m’a autorisé à refaire une manoeuvre ailleurs, et du coup, je me suis sentie soulagée et libérer et j’ai pu terminer l’examen plus cool. Qu’est-ce que tu en penses ? Merci pour ton retour 😁
Bonjour Sarah,
Merci pour ton commentaire. Au regard de ce que tu décris, je songe aussitôt à la peur du jugement, de « l’autorité ». Il serait intéressant d’explorer cette piste plus que la peur de conduire.
Bien à toi,
Sandrine