Sandrine Gauthier, hypnose humaniste et régressive quantique : la voie intérieure des transformations profondes
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✦ Peur de conduire

Quand la peur ne vient pas de la route

Ce qui a été appris peut être désappris.

Mains crispées sur un volant au coucher du soleil, peur de conduire
  • Il y a ceux qui ne montent plus en voiture depuis des mois.
  • Ceux qui évitent l'autoroute, le tunnel, le périphérique.
  • Ceux qui rentrent deux heures plus tard par les petites routes.
  • Et ceux qui sourient poliment quand on leur dit « c'est dans la tête ».
Oui. C'est dans la tête.
C'est précisément là que ça se passe.
Et c'est précisément là qu'il faut aller.

La peur de conduire, qu'on appelle aussi amaxophobie (du grec amaxa, le char, et phobos, la peur), est une peur intense, parfois paralysante, de conduire ou même d'être en voiture. Elle va de l'appréhension légère à la panique totale au volant, et elle est bien plus fréquente qu'on ne le croit.

Ce n'est pas un manque de volonté. Ce n'est pas de la lâcheté. C'est un système nerveux qui a appris à avoir peur, et qui applique sa leçon avec une précision redoutable.

Alexis : deux ans sans prendre le volant

Homme seul sur l'autoroute, gagné par la peur de conduire

Alexis avait une vie normale. Un travail, une famille, des trajets quotidiens. Puis les crises d'angoisse ont commencé. Au volant, sans prévenir. Le cœur qui s'emballe, les mains qui tremblent, l'impression que quelque chose de terrible va arriver.

Il a arrêté de conduire. Progressivement d'abord. Puis complètement. Pendant deux ans.

Deux ans à réorganiser sa vie autour de cette absence. À décliner des invitations. À dépendre des autres pour des trajets simples. À sentir cette liberté si ordinaire lui manquer chaque jour davantage.

Ce qu'Alexis vivait n'était pas irrationnel. Son cerveau avait associé la conduite à un danger réel, ressenti, inscrit dans le corps. Aucun raisonnement ne pouvait effacer cette inscription.

Ce que la séance a révélé. En creusant, une scène est remontée. Alexis enfant, à l'arrière d'une voiture. Son père au volant : une conduite rapide, brusque, imprévisible. Et sa mère, côté passager, qui hurlait de terreur à chaque virage. Trajet après trajet.

Alexis n'a pas eu peur en conduisant. Il a rejoué la peur de sa mère, transmise sans un mot, par le corps, par les cris, par des années de trajets où l'angoisse remplissait l'habitacle.

En hypnose humaniste, nous sommes allés chercher ce qui avait créé cette association. Pas pour l'expliquer. Pour la dissoudre.

« Au fil des séances, je me suis senti davantage en confiance, plus léger car délesté de certains poids. Je n'ai qu'une envie, continuer de prendre le volant pour reprendre entièrement confiance et éprouver ce sentiment de liberté et d'indépendance qui me manquait tant. »

Alexis H. · témoignage du 10 août 2020

Et les femmes, parlons-en vraiment

Avant de parler de peur de conduire chez les femmes, observons d'abord comment elles montent en voiture.

  • Un groupe mixte. Quatre personnes. Une voiture.
  • Qui conduit ? L'homme.
  • Qui s'installe devant ? L'autre homme.
  • Où vont les femmes ? Derrière.

Sans que personne ne le décide. Sans que personne ne le remarque. Comme une évidence. C'est une chorégraphie sociale apprise, reproduite automatiquement, et elle dit quelque chose de très précis sur qui est légitime derrière un volant.

La femme à l'arrière ne conduit pas. Elle est conduite. Et quand elle ose prendre le volant, c'est souvent sous le regard d'un homme assis à côté d'elle, qui ne peut pas s'empêcher de commenter, de corriger, de soupirer.

Les femmes sont impliquées dans beaucoup moins d'accidents graves que les hommes. Statistiquement, elles conduisent mieux. Culturellement, elles conduisent moins, ou moins librement.

Ce paradoxe a un nom : la légitimité conditionnelle. On leur a accordé le droit de conduire. On ne leur a pas encore accordé le droit de conduire sans être jugées. En Arabie saoudite, les femmes n'avaient pas le droit de conduire jusqu'en 2018. Il y a huit ans.

Je vous laisse méditer.

La « conduite accompagnée » par un proche

Scène ordinaire. Elle s'installe au volant. Lui s'installe côté passager. Et commence ce ballet que tout le monde connaît :

« Tu freines trop tard. »

« Attention au rétro. »

« Non non non… STOP… j'ai dit STOP. »

« Tu n'as pas vu la priorité à droite ? »

« Bon… tu veux que je reprenne le volant ? »

Elle arrive à destination. Les mains moites. Le souffle court. Convaincue qu'elle est nulle. Il descend de voiture convaincu d'avoir été patient.

Cette scène se reproduit des dizaines, des centaines de fois. Et un jour, elle arrête de conduire. Pas parce qu'elle ne sait pas. Parce qu'elle a intégré qu'elle ne peut pas. Ce n'est pas une phobie classique. C'est une construction. Lente, souvent involontaire, ce qui ne la rend pas moins réelle.

Tension dans une voiture entre une conductrice et son passager qui la corrige

Ce que j'ai rencontré en séance

Une femme m'a consultée pour une peur de conduire installée depuis des années. Elle n'avait jamais eu d'accident. Jamais vécu de panique au volant. Mais en état modifié de conscience, quelque chose d'autre a émergé.

Des voix. Des remarques. Des soupirs. Un homme à côté d'elle, pas dans cette voiture, dans d'autres, depuis toujours, qui commentait, corrigeait, reprenait.

Conduire = être jugée
= ne pas être à la hauteur.

Ce n'était pas sa peur. C'était celle qu'on lui avait construite. Nous l'avons démontée ensemble. Pièce par pièce.

D'où vient la peur de conduire ?

Elle a souvent plusieurs origines, qui se combinent.

01

Un choc vécu

Accident vécu ou vu, aquaplaning, panne sur l'autoroute. Le cerveau enregistre le danger et déclenche l'alarme dès que le contexte se répète.

02

Un conditionnement

Un apprentissage difficile, les remarques répétées d'un proche, des humiliations au volant. Conduire devient synonyme de jugement.

03

Une histoire familiale

Une mère ou une grand-mère qui n'a jamais conduit, une peur vécue à l'arrière d'une voiture. Le message « ce n'est pas pour toi » passe sans un mot.

04

Une anxiété plus large

Le volant devient le déclencheur d'une angoisse qui existait déjà ailleurs, et qui trouve là un endroit où se fixer.

Les signes qui reviennent le plus souvent :

  • Palpitations, sueurs, tremblements au volant
  • Évitement de l'autoroute, des tunnels, des ponts
  • Angoisse dès la veille d'un trajet
  • Sentiment de perte de contrôle
  • Arrêt complet de la conduite

Pourquoi l'hypnose humaniste va à la source

D'autres approches

Les thérapies cognitives travaillent sur la pensée. L'exposition progressive travaille sur le comportement.

L'hypnose humaniste

Elle travaille sur la mémoire émotionnelle, là où la peur s'est inscrite avant même d'avoir un nom.

En état modifié de conscience, nous accédons aux scènes sources : le moment précis où le système nerveux a décidé que conduire était dangereux. Nous ne l'effaçons pas. Nous lui donnons une nouvelle information : ce danger n'est plus d'actualité.

Le résultat n'est pas une « reprogrammation » froide et mécanique. C'est une compréhension profonde, qui rend l'alarme inutile.

Quand la cause se dissout,
le symptôme n'a plus de raison d'être.

Les questions qu'on me pose

La peur de conduire peut-elle disparaître complètement ?

Oui, c'est souvent le cas. Quand on va chercher ce qui a créé l'association entre conduite et danger, la peur perd sa raison d'être. Je ne promets pas de résultat avant de vous avoir entendu : chaque histoire est différente.

J'ai peur de l'autoroute, mais pas des petites routes. Est-ce la même chose ?

Oui, c'est une forme très fréquente de peur de conduire. La vitesse, l'impossibilité de s'arrêter, les camions, le sentiment d'être enfermé : l'autoroute concentre tout ce que le système nerveux a appris à redouter. On travaille sur ce que ces situations réveillent, pas seulement sur la route elle-même.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Cela dépend de l'ancienneté de la peur. Quand elle est liée à un événement précis, une à trois séances suffisent souvent. Quand elle s'est construite lentement, par des remarques répétées ou une histoire familiale, un accompagnement comme La Traversée permet d'aller chercher toutes les couches. Lors du premier échange, je vous donne une estimation honnête.

Je bloque le jour de l'examen du permis alors que je conduis bien avec mon moniteur. Est-ce une peur de conduire ?

Pas forcément. Quand tout se bloque face à l'examinateur, c'est souvent la peur du jugement ou de l'autorité qui s'exprime, plus que la peur de conduire elle-même. C'est alors cette peur-là qu'il est intéressant d'explorer. Cette question m'a été posée par une lectrice, Sarah, et elle revient souvent.

Est-ce que ça marche si je n'ai jamais été hypnotisé ?

Oui. Vous traversez déjà chaque jour des états modifiés de conscience : une rêverie, un film qui vous absorbe, un trajet dont vous ne vous souvenez plus. La séance vous y guide naturellement, vous restez présent et vous pouvez parler à tout moment.

Peut-on travailler sur la peur de conduire en visio ?

Oui. Le travail sur la mémoire émotionnelle se fait aussi bien à distance. Environ 90 % de mes séances se font en visio. Je reçois aussi au cabinet, près de Strasbourg et près de Lisieux.

Combien coûte une séance ?

Une séance de 1h30 coûte 110 € au cabinet et 100 € en visio. Elle est déductible de La Traversée si vous poursuivez dans les 30 jours. Le détail est sur la page tarifs.

Homme souriant au volant, qui a retrouvé le plaisir de conduire

Et si vous repreniez le volant ?

Cette peur n'est pas une fatalité. Elle a une origine.

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Sandrine Gauthier, hypnothérapeute certifiée IFHE depuis 2015, formée à l'hypnose régressive quantique (QHHT®). Plus de dix ans de pratique, à Strasbourg, Lisieux et en visio.

Sandrine Gauthier

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2 Commentaires
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Tanghe
3 années il y a

Bonjour Sandrine,
Je viens de lire ton article qui m’interpelle. Est-ce que pour toi, c’est une peur ou un traumatisme quand tu conduis avec un examinateur, pour passer ton examen pratique ? Pour résumer, mes moniteurs me disaient que j’étais prêtre. Et lorsque je passe l’examen avec l’examinateur, je tremble comme une feuille, et j’ai une montée d’adrénaline et j’ai l’impression de ne plus rien voir. J’ai réussi au 5e examen, parce que je suis tombée sur une examinatrice bienveillante, qui m’a autorisé à refaire une manoeuvre ailleurs, et du coup, je me suis sentie soulagée et libérer et j’ai pu terminer l’examen plus cool. Qu’est-ce que tu en penses ? Merci pour ton retour 😁

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